International

Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /2006 15:21
Une nouvelle fois, dix ans après le Rwanda, soixante ans après la Shoah, un génocide est en train de se dérouler dans le plus grand silence.
Les "plus jamais ça" des belles âmes ne sont une nouvelle fois que parole en l'air. On se donne bonne conscience en commémorant les crimes du passé, en tenant de longs discours sur la terreur. Mais, finalement, lorsqu'il faut agir immédiatement, c'est une étrange absence qui prévaut. Une étrange indifférence. Coupable.
Aujourd'hui, les "bonnes âmes progressistes" qui s'indignent contre les crimes d'Israël ou des Etats-Unis, qui manifestent régulièrement contre Israël, ignorent sciamment ce qui se passe au Darfour. Pourquoi? Ce crime les dérangerait-il? Déjà, la guerre entre le Nord (musulman) et le Sud (Chrétien) du Soudan s'était déroulée dans l'indifférence la plus totale. Il faut bien avouer que 2 millions de vies dans cette région n'ont que très peu de valeur. Il est bien plus porteur de protester contre la construction d'un mur à Jérusalem. Pendant ce temps, les gens meurent. Les femmes se font violer. Par des milices Jenjaweeds. Aux ordres du pouvoir de Khartoum.
On a assisté la semaine dernière à la tournée de Dieudonné en Syrie. Pour une mobilisation bien connue contre le sionisme, bien sûr. Il est bizarre, non, que Dieudonné qui prétend se battre pour la justice, pour ses "frères noirs", ne réagisse pas sur le Soudan? Tout aussi bizarre que lorsque des Africains se font décimer, par des groupes arabophones, le monde reste si silencieux?
Bizarre, encore, que l'unique mobilisation de la société civile  prenne aux Etats-Unis. Sous l'impulsion de George Clooney, et d'Elie Wiesel. Mais ce dernier sait ce qu'est l'horreur absolu.
A nous faire comme Elie Wiesel et de ne plus rester silencieux !




Le collectif Urgence Darfour tente de mobiliser la société civile et d'appeler le Président Jacques Chirac à réagir à travers l'envoi d'une carte postale. Vous aussi, interpellez notre Président en signant la pétition :
http://www.urgencedarfour.com/petition/sign.php

Vous trouverez un tas de documentation sur ce premier génocide (peu importe comment on l'appelle) sur le site du Collectif Urgence Darfour
Un autre site que je vous conseille, est le blog de l'émission Focus du quotidien belge La libre belgique
Enfin, bien sûr, l'article de wikipedia apporte des éclairages essentiels. Mais, attention, pour des raisons obscures, il est victime de "vandalisme". Preuve que le sujet dérange.



Par Christophe Dansette - Publié dans : International
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /2006 18:13
Dans les murs de Sciences po s'est tenu jeudi un colloque d'intellectuel pour un appel aux dirigeants européens pour protester contre la politique iranienne et les propos antisémites et négationnistes répétés du président Ahmadinejad.

A la tribune de Sciences Po, de gauche à droite : Christian Delacampagne, Ezra Suleiman, Elie Wiesel, Roger-Paul Droit et Fabrice Chiche

"Je demande la rupture des relations diplomatiques avec l'Iran"
. Elie Wiesel s'est exprimé on ne peut plus clairement jeudi dans l'amphithéâtre Emile Boutmy. Vedette d'une réunion organisée à l'appel de l'association Le Cercle, le prix nobel de la paix s'est dit "au bord du désepoir". "Ce qui me peine le plus, c'est l'absence de prise de consciences de la part de la communauté internationale et de la part des hommes d'Etat."
S'il s'est rendu à Paris cette semaine, c'est parce que selon lui, l'Amérique ne pourra pas résoudre cette crise, trop impliquée dans la crise irakienne. "L'Iran n'occupe pas une place primordiale dans la politique américaine". Et c'est à l'Europe, terre de l'horreur nazie de se saisir du problème. Elie Wiesel a demandé que l'on crée un tribunal international pour les dirigeants du monde qui appellent à "l'incitation à la haine contre un peuple". Cette proposition se voulait une réponse à la conférence internationale négationniste organisée ces jours-ci en Iran.
La manifestation à Sciences po est le fruit d'une discussion de dîner entre le philosophe Paul Audi, la journaliste Monique Atlan et Fabrice Chiche, président du Cercle. Monique Atlan a fait part de son inquiétude et de sa volonté d'agir pour mobiliser l'opinion. Résultat : une partie du monde intellectuel français a répondu présent, d'Aldo Naouri à André Glucksmann, sans oublier Frédéric Encel ou Roger-Paul Droit ou encore Sophie Dulac. Tous ont exprimé leur inquiétude. Au final, une déclaration en huit points à laquelle Elie Wiesel a voulu ajouter un neuvième : l'annonce d'un grand meeting international au mois de juin, salle Pleyel, à Paris. Affaire à suivre.
Par Christophe Dansette - Publié dans : International
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus