Amer Cheema, un étudiant pakistanais avait été arrêté le 20 mars dernier à Berlin. Il avait tenté d’assassiner le rédacteur en chef du journal Die Welt qui, en publiant les caricatures, avait déclaré que cette publication était un devoir journalistique. Il s’était introduit armé d’un couteau dans le bâtiment du journal, propriété d’Axel Springer. La police avait réussi à l’interpeller avant qu’il ne commette son crime. Lors des interrogatoires, il avait expliqué à la police qu’il avait voulu tuer le rédacteur en chef de Die Welt en raison de la publication dans le journal des caricatures. Il aurait raconté aux policiers avoir traversé toute l’Allemagne, depuis la ville de Mönchengladbach pour « faire son devoir », selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Depuis, il attendait son procès en prison. Il risquait une peine de six mois à cinq ans.
Le jeune homme de 28 ans a été retrouvé mort mercredi. Pendu dans sa cellule. Les premiers éléments de l’enquête concluaient au suicide.
Cependant, dès jeudi 4 mai, son père affirmait sur une chaîne de télévision en continu que son fils avait été torturé par la police allemande sans aucune preuve à l’appui. Il accusait directement les autorités allemandes d’être responsables de la mort de son fils. Les autorités allemandes se sont empressées de démentir. En vain. Son interview qui passe sans cesse sur les écrans au Pakistan a jeté de l’huile sur le feu. À tel point que certains députés pakistanais ont demandé des explications à l’Allemagne. La télévision pakistanaise s’en est largement fait l’écho.
Lundi, un collectif d’avocats a envoyé une note aux Nations unies pour protester. L’un d’entre eux demandait au gouvernement du Pakistan de se saisir de l’affaire. Les manifestations de samedi faisaient toutefois craindre une nouvelle vague gigantesque de protestation contre les pays occidentaux. La justice allemande qui préférait calmer le jeu a décidé de reporter à demain l’autopsie du corps d’Amer Cheema afin de permettre à deux experts pakistanais d’être présents. Histoire de jouer la transparence. Et de ne pas retomber dans une vague de violence. Cela suffira-t-il ?
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Amour dans les conflits. Sa réflexion sur le conflit au Proche-Orient est tellement belle qu'elle se passe de commentaire : « 
